Ce que mes enfants, mes clientes et mes 100 onglets ouverts diraient de moi (si on leur demandait)

Mes enfants diraient que je suis capable de préparer un souper, de retrouver une doudou disparue et de répondre à une question existentielle sur les dinosaures dans le même quart d’heure.

Mes clientes diraient que j’ai un talent particulier pour mettre le doigt sur le vrai problème. Celui qui se cache derrière les quinze autres.

Mon navigateur Internet, lui, confirmerait que j’ai actuellement beaucoup trop d’onglets ouverts pour quelqu’un qui parle de simplicité.

Pendant plus de dix ans, j’ai travaillé comme journaliste salariée. J’ai couvert toutes sortes de sujets, rencontré des centaines de personnes et appris une chose très utile : quand tout le monde parle en même temps, il faut généralement commencer par écouter.

Je travaille encore aujourd’hui comme journaliste indépendante. Non, je ne couvre pas les sujets liés au monde du travail. Les conflits d’intérêts, c’est un peu moins excitant que les scandales municipaux, mais ça existe quand même.

Après la faillite de l’entreprise médiatique pour laquelle je travaillais, je me suis lancée à mon compte à temps partiel en gestion de médias sociaux. Seulement, je n’aime pas les médias sociaux. Après ça, j’ai bien sûr été rédactrice et copywriter, mais ce que j’aime, c’est raconter des histoires et je ne le faisais pas suffisamment à mon goût, je suis donc retournée au journalisme, mais comme indépendante. Je me suis aussi formée au slowpreneuriat pour accompagner les entrepreneures à bâtir une business en fonction de leur mode de fonctionnement plutôt que de toutes ces injonctions qu’on lit sur la marée de contenu partout.

Dans les faits, journaliste et accompagnante au slowpreneuriat, c’est assez semblable. Dans les deux cas, je passe beaucoup de temps à essayer de comprendre ce que les gens veulent réellement dire.

Un élu qui répond à côté de la question. Une entrepreneure incapable d’expliquer pourquoi son offre est différente, ni même si cela la nourrit vraiment. C’est toujours un peu le même exercice : enlever le bruit pour trouver ce qui compte.

J’ai été cette entrepreneure qui avait plein d’idées, plein de formations en banque, plein de stratégies et de listes de tâches. Des notes vocales, des projets dans Notion, d’autres projets dans d’autres onglets Notion. J’avais assez de matériel pour lancer 5 entreprises et une petite civilisation.

Le risque dans tout ça? C’est de s’épuiser, entre autres. C’est de ne pas être alignée avec nos valeurs, avec ce qu’on souhaite.

Ça fait longtemps que je m’intéresse au slowpreneuriat et en 2026, je me suis formée comme accompagnante au slowpreneuriat auprès de Laure Dodier (la papesse francophone du slowpreneuriat). Cela a été une révélation.

Oui, c’est possible de faire une business en fonction de nous et de tout ce qu’on porte!

Je pense que le problème, c’est quand on perd la liberté de choisir son rythme.

Et si Tumulte peut t’aider à retrouver un peu de cette liberté-là au milieu du bruit, alors il fait exactement ce pour quoi je l’ai créé.